Ce qui change au CEB en juin 2027
À partir de juin 2027, votre enfant devra toujours obtenir 50 % dans chacune des trois matières du CEB — français, mathématiques et éveil — mais aussi, en plus, une moyenne générale de 60 %. C’est la seule condition qui change. Le jury de l’école garde, comme aujourd’hui, le pouvoir d’accorder le CEB au vu du dossier de l’élève.
Ce que dit le décret
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté le décret le 3 mars 2026. Il entre en vigueur avec l’année scolaire 2026-2027, ce qui veut dire que la première application est l’épreuve de juin 2027. Le relèvement concerne aussi le CE1D et le CESS, où c’est 60 % par épreuve.
50 % par matière ET 60 % de moyenne
Les deux conditions s’ajoutent ; elles ne se remplacent pas. Trois exemples rendent la différence concrète.
- 55 – 55 – 70 : chaque matière est au-dessus de 50 %, et la moyenne est de 60 %. L’élève a son CEB.
- 50 – 50 – 60 : chaque matière passe le seuil de 50 %, mais la moyenne est de 53,3 %. Sous l’ancienne règle, c’était réussi ; à partir de juin 2027, ce ne l’est plus.
- 45 – 70 – 80 : la moyenne est de 65 %, mais une matière est sous les 50 %. La condition par matière n’est pas remplie.
Le deuxième cas est celui qui change vraiment quelque chose, et c’est celui dont on parle le moins : un élève régulier, correct partout, sans matière faible, peut se retrouver sous la barre.
Le jury de l’école garde le dernier mot
Ce point est important et il est souvent oublié dans les résumés : le jury de l’école peut accorder le CEB à un élève qui n’atteint pas ces seuils, s’il l’estime justifié au vu de l’ensemble du parcours. Le chiffre de juin n’est donc pas une guillotine. Si vous avez un doute sur la situation de votre enfant, l’interlocuteur est l’école, pas l’épreuve.
Pourquoi ce relèvement
La Fédération part d’un constat de décalage : le CEB est réussi par 87 à 88 % des élèves, alors que le redoublement atteint jusqu’à 16,6 % en 3e secondaire. Autrement dit, le certificat ne garantissait pas suffisamment la maîtrise réelle des apprentissages de base. La réforme s’accompagne d’un test CLÉ (calculer, lire, écrire) dès la 4e primaire et de moyens supplémentaires : 320 équivalents temps plein dans le primaire et 140 dans le premier degré du secondaire.
Ce que cela change pour la révision
Sous l’ancienne règle, la question était « est-ce que chaque matière tient la route ? ». Avec une moyenne à atteindre, la matière la plus faible pèse désormais deux fois : elle peut faire échouer la condition des 50 %, et elle tire la moyenne vers le bas.
La conséquence pratique est peu intuitive pour les enfants : le temps de révision a plus de valeur là où c’est le moins agréable. Un enfant qui aime les mathématiques et fuit la compréhension à la lecture gagnera davantage à travailler la lecture, même si ses exercices de maths sont plus gratifiants à faire.
S’entraîner d’ici juin 2027
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Questions fréquentes
Mon enfant passe le CEB en juin 2026. Est-il concerné ?
Non. Le décret s’applique à partir de l’année scolaire 2026-2027 et la première épreuve concernée est celle de juin 2027.
Les matières du CEB changent-elles ?
Non. L’épreuve porte toujours sur trois matières : le français, les mathématiques et l’éveil. Ce sont les seuils qui changent, pas le contenu.
Que se passe-t-il si mon enfant n’atteint pas les seuils ?
Le jury de l’école peut malgré tout lui accorder le CEB au vu de son parcours. C’est à l’école qu’il faut poser la question, le plus tôt possible dans l’année plutôt qu’en juin.
Sources : RTBF, « En juin 2027, 60 % seront nécessaires pour l’obtention du CEB » (5 juillet 2025) · Ligue de l’Enseignement, « Relèvement des seuils de réussite aux épreuves externes certificatives » (décret adopté le 3 mars 2026). Vérifié le 24 septembre 2026.